Nous et la Confiance

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Hier nuit j’ai eu une discussion avec une personne qui m’est chère, mais qui manque aujourd’hui de confiance en elle, et je doute qu’elle ne soit la seule dans ce cas. Aujourd’hui vu la situation économique et sociale qui prévaut dans le monde. L’homme a tendance perdre confiance en lui-même et a douter, ce qui occasionne un blocage affectif, et une perte de l’estime de soi. Vous connaissez le culbuto ? Quand j’étais enfant j’en avais un, mon père qui est psychologue l’utilisé souvent comme outil de travail pour ces patients. Vous vous dites que l’auteur de cet article est un « toubab »…et bein !!! Non en Afrique aussi on a des psychologues….revenons à notre mouton….voila le culbuto pour ceux qui ne le savent pas est un jouet  très instructif. J’essayais  de le faire tomber, mais  il se redressait  toujours. Sa base solide et ronde lui assurait un équilibre et lui permettait toujours de retrouver  sa stabilité. Ainsi, lorsque l’on perd quelque chose ou quelqu’un, il nous reste toujours notre soi. Mais quand on a le sentiment que perdre, c’est se perdre soi, alors la remise en question est profonde : la confiance en soi, dira le psychanalyste, c’est d’abord un narcissisme solide !

Une fille m’a même dit : « Yow da nga woolou sa bopp dé » en français cette fille me disait que j’étais trop sure de moi…..eh !oui…et je l’assume !! Le narcissique, dans le langage courant, est celui qui s’aime… un peu trop. Il dit donc en substance : je m’aime moi et  pas vous. Si l’on peut y voir les implications négatives de propos si excessifs, on comprend aussi que, sans cette base solide, les coups de la vie risquent de nous laisser à terre. Or la vie est faite de coups : les coups de chance, les coups du sort, les bons et les mauvais. Même chez des adultes, sortis de l’enfance avec un narcissisme approprié, les accidents de la vie peuvent percer le bouclier.

Le chagrin d’amour est un de ces moments de la vie ou la perte d’un être aimé (décès d’un parent). Perdre son objet d’amour peut être vécu par certains comme tout perdre et se perdre soi. L’autre était un autre soi-même et un autre tout court. En ce sens, la psychanalyse nous apprend qu’aimer en adulte, c’est perdre l’idée, inconsciemment désirée, que l’autre doit être tout pour nous… et ce dès le début de notre histoire d’amour. C’est à nous qu’incombe la tâche de fabriquer la base du culbuto. Au reste, sans celle-ci, comment penser aimer un autre ?
Le chômage, la perte d’un emploi est une négation ponctuelle de notre moi social. Si l’on pense qu’être au chômage signifie tout perdre, ne plus exister, c’est que l’on découvre que tous nos investissements étaient placés dans notre travail prouvant qu’on est passé à côté. Qu’avons-nous fui en concentrant tout sur notre métier ? A se stade certains choisiraient de ne pas se battre, et cela équivaut à entériner inconsciemment l’idée que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Mais vous savez la confiance en soi se travaille. Ce n’est vraiment pas agréable de se sentir nulle, incompétente, bonne a rien et c’est très lassant de toujours douter de soi surtout chez les filles où elles ont cette fameuse phrase pendue aux lèvres « Dama sonneuh yow » traduction en français «  je suis fatiguée ». Ainsi l’lorsque que le doute s’install chez la personne, elle devient vulnérable au point de ne plus pouvoir réfléchir. On remet tout en question, on cherche sans cesse a être accepté des autres, on se sent constamment insatisfaite,coupable.

Que la vie est longue et triste quand on a peu confiance en soi!

La confiance en soi se construit dès l’enfance, en grande partie à travers le regard que les parents portent sur nous. Se sentir aimé pour ce qu’on est, être encouragée et félicitée nous propulse en avant. À l’inverse, le fait d’entendre constamment de faire attention, de ne pas toucher, de ne pas essayer puisque, de toute façon, on n’y arrivera pas, sape lentement, mais sûrement, la confiance en soi.

Heureusement, en cette matière, rien n’est irrémédiable. Plutôt que de s’enliser et de déprimer, on peut décider de réagir et de changer le cours des choses. Certaines personnes auront peut-être besoin d’une aide extérieure. Mais on peut toutes faire de grands pas si on s’y met vraiment. Comment? En apprenant d’abord à bien se connaître. Puis en passant à l’action, en accumulant de petites victoires qui, lentement, nous redonneront confiance. Mais pour cela il faut arriver à faire taire cette petite voix en nous qui tente constamment de saper nos efforts. Et nous serons alors capable d’affirmer de plus en plus clairement nos besoins, nos désirs et nos préférences. A travers cet article nous allons voir des méthodes qui peuvent nous aider à prendre le dessus sur notre manque de confiance.

S’observer en toute honnêteté

La première étape sur le chemin de la confiance en soi: apprendre à mieux se connaître, découvrir qui l’on est vraiment. Il faut prendre le temps de se demander, en toute lucidité, quels sont nos qualités et nos défauts, faire le bilan de nos réussites et nos échecs, dresser la liste de ce qu’on aime et de ce qu’on n’aime pas, de s’interroger sur nos valeurs fondamentales.

Ce petit exercice permet de réfléchir le plus honnêtement possible à la perception que l’on a de soi et à l’image que l’on projette. Soyez aussi tolérante et compatissante envers vous-même que vous le seriez envers votre meilleure amie. Les personnes qui ont peu confiance en elles ont tendance à être très dures envers elles-mêmes. Pour elles, on est soit pourrie, soit parfaite. Mais la réalité se situe généralement entre ces deux pôles.

La perception que les autres ont de nous aide aussi à mieux nous connaître. Ainsi, on peut avoir l’impression qu’on n’est pas très brillante mais sympathique, alors que les gens qui nous entourent nous trouvent au contraire plutôt intelligente mais brouillonne… Prêtez une oreille attentive à leurs remarques et à leurs commentaires. Vous pouvez même solliciter leur avis. En confrontant ainsi la perception que vous avez de vous-même à celle que les autres ont de vous, vous apprendrez peut-être des choses qui vous seront utiles.

En étant ainsi attentive à vous-même, vous arriverez aussi à mieux comprendre les raisons émotives qui font que vous avez si peu confiance en vous ou que vous vous aimez si peu.

Après avoir ainsi obtenu un portrait plus réaliste de sa personne, on peut décider de modifier certains aspects de sa personnalité et d’en accepter certains autres, sans honte et sans regret, en se disant qu’ils font partie de ce que l’on est.

Agir

Eh oui! Prendre conscience de qui nous sommes ne suffit pas. Il faut ensuite passer à l’action si l’on veut changer. C’est dans l’action, en faisant des choses concrètes, que grandit la confiance en soi.

La vie de tous les jours nous fournit une foule d’occasions d’agir et d’augmenter cette confiance. L’important, c’est de se fixer des objectifs réalistes et de ne pas en déroger.  Et la je conseil de s’attaquer d’abord à des choses qui nous font plaisir, ou pour lesquelles on a du talent et qu’on a de bonnes chances de réussir, Car la confiance grandit avec nos réussites et nos bons coups. Il ne sert à rien de vouloir escalader l’Everest si l’on a jamais fait de randonnée pédestre! Il faut d’abord s’attaquer aux choses qui nous semblent le plus faciles. Oser donner son opinion sur un fait d’actualité, par exemple, saluer un collègue qui nous intimide, converser quelques minutes avec un commerçant, aller seule dans un café… voilà autant de petits gestes qui nous aideront lentement à acquérir de la confiance en soi, dans la mesure où l’on est fière d’avoir réussi à les faire.

Affronter ses peurs n’est jamais facile. Le cœur s’affole, on a les mains moites, on voudrait mourir. Un conseil: respirer !!!La respiration aide à trouver une sorte d’apaisement, de calme intérieur,. Et puis on pense aux bons coups qu’on a réalisés et à ces bons mots que certaines personnes ont eus à notre égard. Et l’on fonce. Il n’y a plus d’autres choix.

Faire taire la voix de la critique

L’autocritique et l’autodénigrement sont les grands ennemis des gens qui manquent de confiance. Ce sont eux qui les empêchent de bouger.

Comme elle est parfois tenace cette petite voix intérieure qui tente de saper nos élans… «À quoi bon!», «Ça ne marchera pas!», «Ça ne donnera rien!», «Qu’est-ce que les autres vont penser?», «De quoi vais-je avoir l’air?»

Quand cette voix insidieuse se fait entendre, il faut l’écouter. Eh oui! L’écouter d’abord. S’arrêter. Prendre le temps de se demander si ces idées négatives qui nous empoisonnent la vie sont réalistes. Vous considérez que vous avez été nulle dans telle ou telle situation?. Que vous avez eu l’air d’une vraie folle quand on vous a présenté telle personne? Vraiment? Analysez froidement la situation. Trouvez des éléments positifs, il y en a sûrement. Et servez-vous-en pour aller plus loin.

Et surtout demandez-vous si ces pensées négatives que vous entretenez à votre sujet vous aident à vous sentir mieux et à affronter vos peurs. Non? Alors, faites-les taire.

Rappelez-vous également que vous avez droit à l’erreur. Voilà que vous vous apprêtez à faire quelque chose que vous trouvez particulièrement difficile? Le pire qu’il pourrait arriver, ce serait que vous échouiez. Et puis après? Vous n’en mourrez pas. Il faut avoir un certain humour, être capable de rire de nous et de la situation qui nous fait peur. Moi c’est mon arme…Quand j’échoue sur un projet j’en ris. Alors riez de votre situation.

Savoir s’affirmer

Enfin, pour bien ancrer sa confiance, il faut aussi apprendre à s’affirmer, à dire ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas, ce qu’on ressent. On vous a blessée? Faites-le savoir. Telle attitude vous déplaît chez une personne? Vous avez le droit de le dire. S’affirmer, cela s’apprend aussi.

S’ouvrir aux autres

Les personnes qui manquent de confiance ont souvent de la difficulté dans leurs rapports avec les autres. Elles ont l’impression qu’on leur veut du mal, qu’on les juge, qu’on les méprise. Là encore, demandez-vous si ces pensées sont fondées ou si elles ne sont pas tout simplement des créations de votre imagination. Avez-vous raison de vous sentir menacée? Qu’est-ce qui, concrètement, vous autorise à penser que telle personne vous méprise?

Et si la façon dont vous pensez que les autres vous perçoivent n’était qu’une projection de votre part, que le reflet de ce que vous pensez de vous?

Laissez aux autres la chance de vous connaître et de vous aimer. Quand le cœur est ouvert, le contact avec les autres est facile. Mais il tourne à vide quand on passe son temps à s’observer et à se juger. La confiance attire la confiance. Quand on a confiance en soi et qu’on est bien dans sa peau, les autres le sentent. Et, forcément, ils viennent vers nous.

 

En somme le manque de confiance n’est pas un défaut, mais une tare que l’on peu effacer avec un peu d’abnégation…n’oubliez pas aussi que Dieu met à l’épreuve ces créatures, mais dans la prière demandez-lui de vous donner la force de pouvoir supporter ces épreuves.

Et dans la vie en société inspirez confiance aux autres et ils vous suivront ; trahissez leur confiance, dans l’entreprise, en famille ou dans le couple, et vous voilà au bord de la rupture.

Soyons ce Jouet le Culbuto…et tirons y la leçon suivante : même si nous tombons 10 000 fois sachons nous relever de la plus belle des manières.

Monnom E Personne 

One thought on “Nous et la Confiance

  1. Bien expliqué,je trouve avec beaucoup de détails et surtout des réponses précises…
    je dormirais avec l’impression d’être plus confiant 🙂
    Bonne nuit!

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